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Rapport alternatif sur l’impact de l’exploitation minière sur les droits des femmes en République démocratique du Congo

Le présent rapport se concentre sur les impacts du secteur minier artisanal et industriel sur les droits de la femme en République démocratique du Congo (RDC). Il aborde principalement les discriminations à l’égard des femmes dans l’accès au travail, la participation de la femme au processus de prise de décisions dans le secteur minier, les expulsions forcées et les violences sexuelles et basées sur le genre, ainsi que l’impact sur la santé des femmes de la pollution de l’environnement par les activités minières. 

Il est le fruit de la collaboration de 15 représentants de communautés religieuses, d’ONG locales travaillant sur les droits des femmes, de communautés locales, et d’experts indépendants, qui ont participé à la consultation de la société civile organisée à Kolwezi, province du Lualaba du 17 au 18 avril 2019, par le Centre D’Aide Juridico – Judiciaire avec l’appui de Franciscans International.[1][2] Le rapport se base également sur les résultats obtenus dans le cadre des enquêtes sur les terrains conduits par Women’s International League for Peace and Freedom RDC[3], Cordaid[4], Afrewatch[5] et bien d’autres organisations de la société civile sur la situation des droits humains dans le secteur minier en RDC.

Il existe très peu d’études approfondies sur la situation des femmes aussi bien dans le secteur minier artisanal qu’industriel. La conséquence est qu’il n’est pas évident au moment de la soumission de ce rapport de cerner avec exactitude l’étendue des impacts de l’exploitation minière sur les femmes en RDC. Outre l’exploitation des mines artisanales, les femmes sont considérablement affectées par le développement des projets miniers à grande échelle.[6]

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[1]Franciscans International est une organisation internationale des droits humains fondée en 1989 et dotée du statut consultatif général auprès de l'ECOSOC depuis 1995. Elle soutient les Franciscains et autres partenaires travaillant aux niveaux local et national et contribue à apporter leurs préoccupations et leur expertise aux Nations Unies pour s’attaquer aux causes structurelles des violations des droits de l'homme.

[2]La consultation regroupait les acteurs suivants : ONG : Centre d’Aide Juridico-Judiciaire (CAJJ), Action pour la Défense de Droits de de l’Homme (ADDH), Initiative pour la Bonne Gouvernance et les Droits de l’Homme (IBGDH), Association Intégrale pour la Bonne Gouvernance (ASSIBOG), Association de Femmes pour le Développement du Congo (AFEDCO), Miroir du peuple, Justice et Paix, la Congrégation des Sœurs du Bon Pasteur, l’Observatoire pour les Ressources Naturelles de la CERN, et AFIA MAMA ASBL.

Confessions religieuses : Femmes catholiques et femmes méthodistes.

Communautés locales : Comités Locaux de Développement de Mwanza Minda et de Kazembe.

[3]Depuis son implantation en décembre 2007, WILPF RDC a centré ses actions sur la mise en œuvre de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité (FPS) en RDC. Elle mène ainsi des actions de sensibilisation et de plaidoyer sur la thématique, notamment sur la mise en œuvre de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies (CSNU) et de ses résolutions connexes[3]. WILPF RDC travaille également à assurer l’application des instruments de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes, à l’autonomisation des femmes, leur participation à la vie publique et politique et à la lutte contre toutes formes de discriminations à l’égard de celles-ci.

[4]Cordaid est une organisation internationale d’aide humanitaire et de développement ayant pour mission de stimuler l'autonomie dans le développement par la promotion de la culture de la paix, le respect des droits humains et l'égalité des chances dans une société démocratique. Dans ses interventions, Cordaid accorde une attention particulière à l’inclusion et aux groupes les plus vulnérables comme les femmes, les enfants, les personnes âgées et celles vivant avec handicap.

[5]Afrewatch est une organisation non gouvernementale spécialisée dans la défense et la promotion des droits humains dans le secteur des ressources naturelles en Afrique.  Elle a été créée en 2014, par un groupe des défenseurs des droits humains pour répondre au besoin d’avoir une ONG spécialisée uniquement dans le secteur extractif.

[6]Cordaid, L’exploitation minière au cœur des zones rurales : quel développement pour les communautés locales ?  Comprendre pleinement la perception, les attentes et les priorités des communautés locales ainsi que l’impact de l’exploitation minière au sud Katanga, République démocratique du Congo (RDC), Kinshasa, décembre 2015, p. 7, disponible sur : https://docplayer.fr/28791583-L-exploitation-miniere-au-coeur-des-zones-rurales-quel-developpement-pour-les-communautes-locales.html